Le USB-C devait simplifier la vie. Un seul connecteur pour le téléphone, la tablette, l’ordinateur, le casque et presque tout le reste. Le problème, c’est que deux câbles USB-C qui se ressemblent exactement peuvent être conçus pour des usages totalement différents.
Un câble peut être parfait pour recharger le téléphone, mais lent lorsque vous branchez un SSD externe. Un autre peut gérer à la fois le transfert de données rapide, la charge d’un ordinateur portable et l’affichage sur un écran externe. Ajoutez différents chargeurs, niveaux de puissance et qualités de câble, et le connecteur USB-C, en apparence simple, devient vite assez déroutant. Voici cinq erreurs courantes qu’il vaut mieux éviter.
1. Ne partez pas du principe que tous les câbles USB-C se valent
C’est probablement le plus grand malentendu au sujet du USB-C. Le connecteur dit en réalité très peu de choses sur ce que le câble peut vraiment faire. Deux câbles peuvent avoir du USB-C aux deux extrémités et sembler presque identiques, tout en affichant des performances très différentes. Cela vaut pour la vitesse de transfert des données, la puissance délivrée et la possibilité d’envoyer une image vers un écran externe.

La gamme d’ALOGIC en est un bon exemple. Un câble Elements PRO USB-C vers USB-C est avant tout conçu pour la charge au quotidien et prend en charge un transfert de données jusqu’à 480 Mbps. Le Fusion Series USB-C 3.2 Gen 2 ressemble, en apparence, au même type de câble, mais il peut transférer des données jusqu’à 20 Gbps, fournir jusqu’à 100 W et transmettre une vidéo 4K à 60 Hz. C’est donc l’usage, et non la forme du connecteur, qui doit guider votre choix.
2. N’achetez pas un câble uniquement en fonction des watts indiqués sur l’emballage
Une puissance élevée est utile si vous devez charger un ordinateur portable, mais cela ne veut pas dire que le câble est meilleur sur tous les autres points. Un câble peut être conçu pour supporter une forte puissance de charge tout en utilisant une norme de transfert de données bien plus lente. S’il doit seulement rester près du lit pour recharger un téléphone, cela n’a peut-être pas d’importance. En revanche, si vous le branchez à un SSD externe, la différence peut devenir très nette.

Commencez donc par réfléchir à l’usage réel du câble. Pour un téléphone, des écouteurs et d’autres petits appareils, la puissance maximale est rarement le plus important. En revanche, si le même câble doit charger un ordinateur portable, déplacer de gros fichiers et éventuellement être utilisé avec un écran ou une station d’accueil, vous devez vérifier la puissance, la vitesse de transfert et la prise en charge vidéo. Les watts ne représentent qu’une partie de la fiche technique.
3. Ne blâmez pas toujours l’ordinateur quand le transfert de fichiers est lent
Vous branchez un SSD externe rapide à un ordinateur moderne équipé de USB-C et commencez à déplacer quelques centaines de gigaoctets de photos ou de vidéos. Puis vous vous demandez pourquoi le transfert va beaucoup plus lentement que ce qu’annonçait le fabricant du SSD. Il est facile de soupçonner l’ordinateur ou le périphérique de stockage, mais le coupable peut en réalité être le câble entre les deux.

Un câble USB-C classique destiné à la charge peut par exemple être limité à 480 Mbps, tandis qu’un câble plus rapide peut gérer 10 ou 20 Gbps. En pratique, d’autres éléments influencent la vitesse finale, mais le câble doit au minimum prendre en charge le même type de transfert que les appareils que vous reliez. Si vous devez déplacer régulièrement de gros fichiers vidéo, sauvegarder un ordinateur ou travailler directement depuis un stockage externe, il vaut donc la peine d’utiliser un câble réellement prévu pour le transfert de données rapide.
4. Ne traitez pas le câble comme s’il était incassable
Les câbles mènent souvent une vie assez rude. Ils sont enroulés, glissés dans des sacs, coincés derrière des bureaux et pliés précisément là où le câble rejoint le connecteur. Une erreur fréquente consiste à débrancher le câble en tirant sur le cordon lui-même au lieu de saisir le connecteur. À terme, cela peut endommager à la fois le câble et la connexion.

Évitez aussi d’enrouler le câble très serré autour du chargeur lorsque vous le rangez. Une boucle plus lâche réduit la contrainte sur les conducteurs, et surtout sur la zone proche du connecteur. Un câble tressé avec un bon renfort de traction peut mieux résister à l’usage quotidien, mais même un câble robuste supporte mieux de ne pas être plié fortement au même endroit des centaines de fois.
5. Ne laissez pas le chargeur enfermé là où la chaleur ne peut pas s’évacuer
Les chargeurs chauffent. C’est normal, surtout lorsqu’un chargeur puissant fonctionne près de sa capacité maximale. En revanche, il faut éviter de compliquer l’évacuation de la chaleur. Un chargeur enfoui sous des vêtements, sous un coussin ou coincé derrière des meubles aura beaucoup moins de moyens de dissiper la chaleur.

C’est aussi une bonne raison de se méfier des chargeurs et des câbles inconnus ou extrêmement bon marché. Le USB-C et Power Delivery peuvent gérer des puissances assez élevées, ce qui exige beaucoup des composants. Choisissez des produits de fabricants reconnus, vérifiez que le chargeur est adapté à l’appareil et remplacez les câbles présentant des dommages visibles, des connecteurs déformés ou des signes de faux contact.
Le bon câble n’est pas forcément le plus cher
Il est facile d’en conclure qu’il faudrait toujours acheter le câble USB-C le plus rapide et le plus avancé que l’on trouve. Ce n’est pas nécessaire. Si le câble doit rester sur la table de nuit pour recharger un téléphone, il n’y a guère de raison de payer plus pour un transfert de données à 20 Gbps et la prise en charge d’un écran externe 4K.

L’idéal est plutôt d’avoir le bon câble au bon endroit. Un câble USB-C plus simple et robuste peut convenir pour la charge au quotidien, tandis qu’un câble plus performant a sa place dans le sac d’ordinateur ou sur le bureau, où il peut servir pour un ordinateur portable, un SSD, une station d’accueil et un écran. ALOGIC propose à la fois des câbles Elements PRO plus simples et des modèles plus avancés dans la série Fusion, ce qui montre bien à quel point les besoins peuvent varier, même lorsque les connecteurs se ressemblent parfaitement.
FAQ
Tous les câbles USB-C permettent-ils la charge rapide ?
Non. La vitesse de charge d’un appareil dépend du câble, du chargeur et de l’appareil lui-même. Les trois doivent prendre en charge la puissance requise. Le fait qu’un câble ait des connecteurs USB-C ne signifie donc pas automatiquement qu’il supporte la même puissance de charge qu’un autre câble USB-C.
Un câble USB-C peut-il être bon pour la charge, mais mauvais pour les données ?
Absolument. C’est assez courant. Un câble peut être conçu pour une forte puissance de charge tout en ne prenant en charge qu’un transfert de données relativement lent. ALOGIC Elements PRO est un exemple de câble destiné à la charge quotidienne, tout en étant limité à un transfert de données de 480 Mbps.
Comment savoir si un câble USB-C prend en charge un écran externe ?
Vérifiez les spécifications du câble. La prise en charge vidéo doit être indiquée explicitement ; il ne suffit pas de l’imaginer à partir du connecteur USB-C. Le Fusion Series USB-C 3.2 Gen 2 d’ALOGIC, par exemple, prend explicitement en charge la sortie vidéo jusqu’en 4K à 60 Hz.
Ai-je besoin d’un câble 100 W pour mon téléphone ?
Normalement non. Le téléphone détermine lui-même la puissance qu’il reçoit, et la plupart des téléphones restent bien en dessous de 100 W. Un câble capable de fournir davantage peut toutefois être pratique si vous voulez utiliser le même câble pour le téléphone, la tablette et l’ordinateur portable.
Quand dois-je remplacer un câble USB-C ?
Remplacez le câble si le connecteur est endommagé, si la gaine du câble est fissurée, si des conducteurs sont visibles ou si la connexion commence à devenir instable. Une chaleur anormale peut aussi être un signe d’alerte. Un câble utilisé et transporté tous les jours doit en outre être contrôlé régulièrement.